Les atouts

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Les atouts

Les insectes : Une petite réponse à des gros problèmes.

1) Une solution pour nourrir 9.5 milliards d'individus d'ici 2050

Nous serons 9.5 milliards sur terre en 2050. Pour satisfaire les besoins, la production mondiale de viande va devra doubler. Cependant, les surfaces agricoles ne seront pas suffisantes pour assurer une telle production. La production et la consommation d'insectes se révèlent être une solution 100 % naturelle pour répondre à ce défi.

 

2) Manger des insectes est bon pour la santé

Si la valeur nutritionnelle des insectes dépend de leur stade de vie, de leurs habits et de leur alimentation, il est largement admis que les insectes fournissent des protéines et des nutriments de haute qualité. Ils sont riches en fibres et en oligo-éléments tels que le cuivre, le fer, le magnésium, le manganèse, le phosphore, ou encore le sélénium et le zinc. C'est peu dire ! Egalement riches en acides gras, la plupart des espèces d'insectes représentent de précieux compléments alimentaires notamment pour les enfants sous-alimentés. Les insectes affichent en outre un faible risque de transmission de maladies zoonotiques (maladies transmises des animaux aux humains) comme la grippe aviaire ou la maladie de la vache folle.

 

3) L'élevage d'insectes est aussi bon la planète

La production de gaz à effet de serre est considérée comme une cause prédominante du changement climatique. Les gaz à effet de serre les plus importants sont le dioxyde de carbone (C02), le méthane (CH4) et l'oxyde nitreux (N2O). Les élevages traditionnels pour la production de viande contribuent fortement aux émissions anthropogéniques de ces gaz. Ces élevages produisent aussi une grande quantité d'ammoniac (NH3) responsable de l'acidification et de la nitrification des sols. Le taux de conversion alimentaire représente la quantité de nourriture requise pour produire une augmentation de poids de 1 kg. Chez les insectes, ce taux est extrêmement efficace. En moyenne, 2 kg d'aliments sont nécessaires pour produire 1 kg d'insectes, tandis que les bovins exigent 8 kg d'aliments pour produire 1 kg de viande. Par ailleurs ce fameux taux varie en fonction de l'espèce et des techniques de production utilisées. Toutefois la production de gaz à effet de serre par la plupart des insectes est susceptible d'être inférieure à celle de l'élevage conventionnel de bétail (excepté les termites). A titre d'exemple, les porcs produisent entre 10 à 100 fois plus de gaz à effet de serre par kilogramme comparé à l'élevage des criquets. Enfin, les insectes demandent beaucoup moins d'eau que l'élevage de bétail conventionnel (porcs, bovins...).

L'élevage d'insectes (l'entomoculture) nécessite que très peu d'eau. Il faut de l'eau pour humidifier les œufs et pour la consommation des insectes, qui est faible vu leurs tailles. En moyenne, 10 kg de blé sont utilisés pour produire 1 kg de viande. Le reste devient du fumier ou du lisier. Il faut 1 500 litres d'eau pour produire 1 kg de blé. 10 000 litres d'eau sont nécessaires à la production d'1 kg de viande de mouton et 15 000 à la production d'1 kg de viande de bœuf, en incluant l'eau requise pour la production de la nourriture de ces animaux. 38 % du blé produit mondialement sert de nourriture au bétail.

 

4) Les insectes favorisent le développement économique

Faites le calcul, prenez la nourriture par personne depuis les années 90. La production de nourriture augmente, mais la population croît plus rapidement. Et derrière chaque calorie de nourriture qui arrive dans les assiettes, dix calories de carburants fossiles ou de pétrole sont utilisés pour la production, le transport, le stockage, la préparation et le traitement des déchets. Plus les réserves de pétrole et de carburants fossiles vont diminuer, plus le prix de la nourriture augmentera.

Outre de présenter une nouvelle source (peu coûteux et faciles à réaliser) de protéines, vitamines et sels minéraux, les insectes comestibles sont aussi une solution écologiquement efficace, combinée avec des grande potentiels commerciaux. Les insectes peuvent être transformés pour l'alimentation humaine et animale de manière relativement simple. Certaines espèces peuvent même être consommées entières. Et comme les opportunités ne manquent pas, les insectes peuvent encore être transformés en pâtes ou broyés en farine, et leurs protéines peuvent être extraites. Les insectes, c'est aussi la création de nouvelles places de travail. Le marché en Suisse et Européen est inexistant. Les clients potentielles seront alors l'industrie alimentaire et d'autres filière de la agronomie, des restaurateurs, des épiceries, des hypermarchés et des magasins de sport (les insectes sont bourrés de protéine il y a donc un très grand intérêt pour les sportifs). Et enfin et surtout, un autre grand avantage: La matière première pour l'alimentation des insectes et larves ne risque pas de manquer de sitôt. Deux millions de tonnes de denrées alimentaires sont jetées aux ordures chaque année, rien qu'en Suisse.

 

5) Leur production est socialement plus équitable

Contrairement aux bovins, l'élevage d'insectes ne requiert pas l'utilisation ou la possession de terres ni d'investissements de démarrage importants. Et étant donné que cet élevage peut aussi se faire dans des zones urbaines et à très faible coût de production, un grand nombre de personnes modestes peuvent s'initier et participer à la production d'insectes. Ce, à la fois pour leur propre subsistance mais aussi pour alimenter les filières agro-alimentaires, y compris pour fournir une base alimentaire aux élevages de poissons et poulets.

 

6) L'élevage d'insectes ne phagocyte pas les graines utiles à la nutrition humaine

Dernier atout et non des moindres, l'un des grands avantages de l'élevage d'insectes est que ces derniers peuvent se nourrir de déchets organiques, de compost et de lisier. Autrement dit leur élevage ne requiert pas l'utilisation de graines comme le soja, le maïs ou le blé très largement utilisées dans l'élevage des poulets, porcs ou bovins. En conséquence, opter pour l'élevage et la consommation d'insectes, permet aussi d'orienter ces graines vers l'alimentation humaine plutôt que de les voir utilisées en faveur de l'élevage d'animaux.